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28-08-2017

L’EMA débute l’examen des demandes d’autorisation de mise sur le marché de l’encorafenib et du binimetinib pour le traitement du mélanome avancé porteur d’une mutation BRAF

Les Laboratoires Pierre Fabre, deuxième groupe pharmaceutique privé français, ont annoncé aujourd’hui que l’Agence européenne des médicaments (EMA) avait validé l’examen des demandes d’autorisation de mise sur le marché concernant l’association de deux doses quotidiennes de 45 mg de binimetinib et d’une dose quotidienne de 450 mg d’encorafenib (COMBO450) pour le traitement des patients atteints de mélanome avancé, non résécable ou métastatique avec mutation BRAF. Cette demande s’appuie sur les données de l’étude pivot de phase 3 COLUMBUS, qui montrent que les patients ayant suivi un traitement associant le binimetinib et l’encorafenib présentent une PFS significativement  plus longue que ceux traités par le vemurafenib.

Les résultats de l’étude COLUMBUS, notamment pour ce qui concerne la survie sans progression, le taux de réponse objective, l’intensité de dose et la tolérance de l’association, fournissent un ensemble robuste et cohérent de données pour l’évaluation. Nous sommes ravis d’annoncer que l’EMA ait commencé l’examen du dossier d’autorisation de mise sur le marché de l’association binimetinib-encorafenib. En cas d’approbation, cette association développée en collaboration avec Array BioPharma pourrait représenter une nouvelle option de traitement importante pour les patients atteints de mélanome avancé et porteur d’une mutation BRAF  a déclaré Frédéric Duchesne, Directeur Général de Pierre Fabre Médicament et Santé.

Résultats de l’étude COLUMBUS

Les résultats de l’étude COLUMBUS, présentés en 2016 au Congrès annuel de la Society for Melanoma Research, montrent que le traitement par COMBO450 augmente significativement  la PFS chez les patients atteints de mélanome avancé porteur d’une mutation BRAF, avec une PFS de 14,9 mois comparé aux 7,3 mois observés avec un traitement par vemurafenib, et qu’il apporte une réduction significative (46 %) du risque de progression de la maladie ou décès [HR 0,54, (IC 95 % 0,41-0,71, P < 0,001)]. Le protocole d’essai prévoyait une analyse principale basée sur une revue centralisée indépendante en aveugle (BICR) des scanners des patients, en parallèle de l’analyse en locale des résultats par les investigateurs.

L’association binimetinib-encorafenib permet également d’obtenir une amélioration du taux de réponse globale (ORR) : (réponse complète + réponse partielle) comparativement au Vemurafenib (63% versus 40%).

Dans cette étude, l’association COMBO450 a été globalement bien tolérée, permettant une dose reçue médiane  de 100 % et 99,6 % de la dose recommandée respectivement pour l’encorafenib et le binimetinib, pour une durée médiane de traitement de 51 semaines. Les effets indésirables de grade 3-4 observés chez plus de 5 % des patients traités par COMBO450 ont été une augmentation du taux de gamma-glutamyltransférase (GGT) (9 %), une augmentation du taux de créatine phosphokinase (CPK) dans le sang (7 %), et une hypertension artérielle (6 %). L’incidence d’effets indésirables d’intérêt particulier sélectionnés sur la base des toxicités couramment rapportées avec les traitements inhibiteurs de MEK et BRAF commercialisés, chez les patients ayant reçu l’association COMBO450 a été, tous grades confondus, la suivante : éruption cutanée (23 %), pyrexie (18 %), décollement de l’épithélium pigmentaire rétinien (13 %) et photosensibilité (5 %). Les résultats complets d’efficacité et de tolérance de la partie 1 de l’étude COLUMBUS ont été présentés pour la première fois en 2016 au Congrès annuel de la Society for Melanoma Research.

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