Stratégie
Développement durable

Le Sud-Ouest comme berceau, le monde comme terrain de jeu

18 mars 2016

 

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Depuis leur création à Castres en 1962, les Laboratoires Pierre Fabre sont toujours restés fidèles à leur berceau du Sud-Ouest. Ce groupe pharmaceutique et dermo-cosmétique mondial concentre la majorité de ses sites de recherche et production le long d’une ligne qui va de l’Hérault aux Pyrénées-Atlantiques en passant par Toulouse et sa région.

Pour beaucoup, les Laboratoires Pierre Fabre évoquent avant tout la douceur du Sud-Ouest... et plus précisément du Tarn. Il faut dire que depuis les origines de l’entreprise à Castres au début des années 1960, le lien viscéral ne s’est jamais distendu. Sur la cinquantaine de sites français que compte cet acteur mondial en santé et dermocosmétique, la moitié se situe dans ce département. Un ancrage à fort impact sur la vie économique locale. Avec près de 3000 collaborateurs basés dans le département, le groupe est de loin le premier employeur du Tarn, et l’un des principaux en région toulousaine. Au cours des 5 dernières années, l’entreprise a investi près de 400 millions d’euros dans le grand Sud-Ouest. Dernières grandes réalisations en date : l’extension des usines dermo-cosmétiques ultra-modernes de Soual (Tarn) et d’Avène (Hérault), l’ouverture sur le campus de l’Oncopole de Toulouse d’un centre de recherche dédié à la cancérologie, à la dermatologie et au développement de nouveaux actifs en cosmétologie. L’activité « recherche » du groupe est d’ailleurs menée exclusivement depuis l’Hexagone.

MADE IN FRANCE

À l’heure des délocalisations, le chiffre le plus parlant reste sans doute celui de la production. « Plus de 90% des produits que nous commercialisons dans le monde sont fabriqués par nos 9 usines implantées en France : dans le Tarn bien sûr, mais aussi à Pau, à Avène, à Cahors, dans le Gers et dans le Loiret », confirme Bertrand Parmentier, le Directeur Général du groupe. « Ce Made in France auquel nous sommes attachés, c’est autant un gage de qualité pour nos clients à travers le monde qu’une volonté revendiquée de contribuer au dynamisme économique de notre territoire d’origine ». 

Pour autant, le groupe Pierre Fabre sait aussi franchir le pas des investissements internationaux quand il s’agit d’ouvrir de nouvelles filiales – Corée du Sud, Chili, Afrique du Sud, Australie récemment – de créer à Tokyo un centre d’innovation en dermo-cosmétique pour le marché asiatique – où le groupe connait un développement fulgurant – ou de moderniser son usine brésilienne qui produit une marque dermo-cosmétique locale rachetée en 2006.

À MÉDITER PAR LES ADEPTES DU FRENCH BASHING

Fidèles à la volonté de leur fondateur, les Laboratoires Pierre Fabre cherchent à mutualiser leur développement avec celui de leur région d’implantation. Le groupe soutient de nombreux projets pour faire de Toulouse et sa région une place mondialement reconnue de la recherche contre le cancer. « Nous participons depuis le début à l’aventure visionnaire de l’Oncopole de Toulouse, bâti à l’endroit même qui a vu surgir la catastrophe d’AZF en 2001 et qui est devenu le premier campus dédié à la lutte contre le cancer en Europe » souligne Bertrand Parmentier. Et celui-ci d’insister sur l’atout formidable pour ses chercheurs de pouvoir travailler main dans la main avec les cancérologues de l’Institut Universitaire du Cancer de Toulouse, l’hôpital installé depuis un an à une encablure du Centre de Recherche Pierre Fabre. Parallèlement, l’accent est mis sur l’éducation à travers l’accueil annuel de 150 jeunes en contrats d’apprentissage et des partenariats avec plusieurs centres régionaux d’excellence universitaire : Toulouse Business School, École des Mines d’Albi, école d’ingénieurs ISIS de Castres et son Connected Health Lab dédié à la e-santé. Last but not least, l’investissement dans la culture et le sport avec le soutien de plusieurs musées (Goya à Castres, Dom Robert à Sorèze, Toulouse- Lautrec à Albi, les Abattoirs et les Augustins à Toulouse,…) et des associations sportives comme le célèbre Castres Olympique.

Indéniablement, le modèle « inventé » par le groupe Pierre Fabre au fil de six décennies lui aura permis de déployer ses ailes à l’international - il y réalise 60% de son activité - sans renier ses racines régionales...

À méditer par les adeptes du « French bashing » !