Fondation Pierre Fabre

Notre premier actionnaire? Une fondation d'utilité publique

18 mars 2016

 

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Situation très particulière dans le paysage industriel français, le capital des Laboratoires Pierre Fabre est détenu très majoritairement (86%) par une fondation reconnue d’utilité publique. Les objectifs affichés sont clairs : pérenniser l’indépendance de l’entreprise française et lui permettre ainsi de se réinventer dans la fidélité aux valeurs de son fondateur. 

La situation est quasiment unique dans l’Hexagone : l’actionnaire majoritaire de l’entreprise est une fondation reconnue d’utilité publique, la Fondation Pierre Fabre créée en 1999. De son vivant, Pierre Fabre lui fait don de la majorité du capital de l’entreprise et la désigne comme son légataire universel. Aujourd’hui, la Fondation Pierre Fabre détient 86% du capital via la société de contrôle Pierre Fabre Participations, à qui elle délègue la supervision opérationnelle du groupe. Les 14% restants sont répartis entre les salariés à hauteur de 8% (voir cidessous) et par l’entreprise elle-même (sous forme d’autocontrôle). « La Fondation détient 100% de Pierre Fabre Participations qui a été chargé par Monsieur Pierre Fabre d’une mission générale de continuité, c’est-à -dire de veiller au maintien de la pérennité des activités du groupe dans le respect des valeurs de son fondateur, de son indépendance capitalistique et de ses implantations régionales » précise Pierre-Yves Revol qui assure la présidence de la Fondation et de Pierre Fabre Participations. De quoi s’inscrire dans une vision à long terme et favoriser une croissance fondée sur l’innovation, les bénéfices réalisés par l’entreprise étant depuis toujours réinvestis prioritairement dans l’entreprise pour assurer son développement.

 

 

 

 

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9 salariés sur 10 sont actionnaires

Baptisé « Ruscus » en souvenir de la plante utilisée par Pierre Fabre pour produire le principe actif de son premier médicament, le plan d’actionnariat salarié constitue l’autre élément majeur de la gouvernance du groupe. Sa finalité première est d’associer encore plus étroitement les collaborateurs à la stratégie, au développement et à la culture de l’entreprise en en faisant les copropriétaires. Le plan Ruscus permet aussi aux salariés de se constituer un patrimoine. Pour Pierre Fabre, qui a toujours souhaité associer un projet social au projet économique de l’entreprise, un ouvrier souscrivant au plan Ruscus devait pouvoir recevoir l’équivalent d’un an de salaire à l’heure de la retraite. Objectif largement dépassé 10 ans plus tard avec 2 ans en moyenne ! Enfin, Ruscus contribue à l’indépendance financière du groupe tarnais, les salariés étant ses seuls actionnaires aux côtés de la Fondation. 

 

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Dans la pratique, le capital a été ouvert aux salariés en 2005, puis le dispositif a été étendu à 6 filiales européennes : Allemagne, Belgique, Espagne, Grèce, Italie et Portugal. Les salariés du groupe détiennent ainsi près de 8% du capital de l’entreprise « Aujourd’hui, 9 salariés sur 10 ayant accès au plan sont actionnaires et le taux de souscription a été supérieur à 75% en 2015 », souligne Thierry Denjean, le directeur des Ressources Humaines pour qui « Ruscus est un catalyseur fondamental de cohésion et de motivation au sein de l’entreprise ».

L’entreprise et le Conseil de surveillance du Fond commun d’actionnariat salarié veillent à ce que les collaborateurs soient informés régulièrement de la marche des affaires, comme tout actionnaire d’une entreprise cotée. 150 animateurs volontaires se chargent d’animer plus de 200 réunions d’information chaque année ! « Notre objectif est d’élargir l’actionnariat salarié à d’autres filiales pour accompagner notre croissance internationale, à commencer par la Pologne en 2016 » précise Thierry Denjean.

 

 

 

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FONDATION PIERRE FABRE

15 ans d'engagement en Afrique et en Asie

« Si la Fondation Pierre Fabre est bien la gardienne du temple, elle ne s’immisce pas directement dans la gestion de l’entreprise et se consacre entièrement à sa mission de manière indépendante et dans un but strictement humanitaire », indique son président Pierre-Yves Revol. Son objectif prioritaire est d’améliorer l’accès aux médicaments et aux soins de qualité des populations vivant dans les pays les moins favorisés. Elle agit principalement en Afrique et dans le Sud-est asiatique autour de 4 axes d’intervention : former, prévenir, accompagner et soigner. Sur le terrain, la Fondation participe à la formation des pharmaciens - notamment au Laos, au Cambodge, au Vietnam et au Togo - et construit ou réhabilite des centres médicaux (Sénégal, Mali). L’accent est mis en particulier sur la lutte contre la drépanocytose, une grave maladie du sang, mal connue et peu prise en charge alors qu’elle constitue la première maladie génétique dans le monde (50 millions de personnes touchées). La Fondation a, par exemple, été à l’initiative de la création du Centre de

Recherche et de Lutte contre la Drépanocytose de Bamako, au Mali. « La Fondation développe également des  programmes dans la dermatologie tropicale qui représente un enjeu crucial, les maladies de peau étant largement répandues dans les pays du Sud et mal prises en  charge », complète Béatrice Garrette, Directrice Générale de la Fondation. Les actions portent sur les pathologies courantes mais aussi sur celles plus rares, mais dévastatrices, tel le noma, qui frappe les enfants atteints de malnutrition ou la prise en charge des cancers de la peau chez les personnes vivant avec l’albinisme.

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