Lavaur, le 2 octobre 2026 - À l’occasion du Congrès Européen de Dermatologie et Vénérologie (EADV) qui se tient à Vienne actuellement, et jusqu’au 3 octobre 2026, les Laboratoires Ducray, présenteront lors d’une communication orale les résultats de SCOP-GLP1. Cette enquête d’envergure internationale étudie les manifestations dermatologiques (peau, phanères) et buccales des patients atteints de maladies métaboliques (obésité, diabète), traités par des agonistes des récepteurs du GLP-1. 

Une enquête de perception de grande envergure associant experts médicaux et représentants de patients

Réalisée auprès de 5 804 participants en France, aux États-Unis, au Mexique et au Brésil, l’étude SCOP-GLP1 compare les manifestations capillaires, unguéales, cutanées et buccales rapportées par les patients traités par GLP-1 à celles de groupes non exposés. Ses résultats soulignent la nécessité de mieux accompagner les patients notamment dans la prise en charge de l’obésité, afin de préserver leur qualité de vie et de soutenir la poursuite de leur traitement. 

Cette enquête a été menée avec la contribution du Dr B. Halioua, dermatologue, du Pr Maria Bianca Piraccini et du Dr Vañó Galván, dermatologues spécialisés en trichologie, ainsi qu’avec le Dr C. Taieb, médecin et dirigeant d’European Market Maintenance Assessment (EMMA) et le concours de Mme Joly, présidente du Collectif National des Associations d’Obèses (CNAO).

Obésité et diabète des enjeux de santé publique mondiaux

En 2022, 890 millions d’adultes vivaient avec une obésité dans le monde, soit 16 % de la population adulte, selon l’Organisation mondiale de la Santé- (OMS) et ce sera près de un million en 2030 ; La même année, le diabète touchait 830 millions de personnes, contre 200 millions en 1990. Ces données illustrent l’ampleur des maladies métaboliques et l’importance de mieux connaître les manifestations dermatologiques pour accompagner leur prise en charge.

La chute de cheveux : l’atteinte la plus importante de l'enquête

  • 65,2 % des patients sous GLP-1 rapportent une chute de cheveux, contre 35,3 % des patients témoins présentant déjà des troubles métaboliques (diabète, obésité) — soit un risque multiplié par 3,4
  • Fait marquant : cette chute est rarement isolée. Dans 59,7 % des cas, elle s'accompagne de symptômes inflammatoires du cuir chevelu (démangeaisons, rougeurs, desquamation), contre seulement 26 % chez les témoins — un risque quadruplé,
  • Elle survient précocement, 2 à 4 mois après le début du traitement, un profil compatible avec un effluvium télogène diffus.
  • Conséquence concrète : 53,9 % des patients sous GLP-1 ont consulté pour leurs cheveux, contre seulement 26,5 % dans le groupe de référence — soit plus d'1 patient sur 2, le taux de recours aux soins le plus élevé des 4 domaines étudiés.

Les démangeaisons, rougeurs et desquamation accompagnent fréquemment la chute. L’hypothèse principale avancée est nutritionnelle : en réduisant les apports alimentaires, le traitement pourrait favoriser des carences susceptibles d’affecter le follicule pileux. Ces observations soulignent l’importance d’examiner le cuir chevelu au-delà de la seule perte de cheveux, afin de repérer les signes associés et d’adapter leur prise en charge.

Ongles : des manifestations également rapportées

  • 66,3 % des patients traités par GLP-1 rapportent un trouble unguéal, avec notamment une onycholyse (décollement de l'ongle) 4,5 fois plus fréquente (39,3 % vs 8,7 %) 
  • et une dyschromie (changement de couleur) 2,7 fois plus fréquente (45,6 % vs 17 %). 

    Comme pour le cheveu, ces anomalies, sensibles aux carences nutritionnelles, doivent être appréciées au regard du contexte clinique global plutôt qu'attribuées systématiquement au traitement.

Préserver la qualité de vie pour maintenir l’observance : l’accompagnement dermo-cosmétique au premier plan

Face à une chute de cheveux réactionnelle comme celle observée chez les patients sous GLP1, souvent associée à des signes inflammatoires du cuir chevelu, mais aussi face à une fragilité des unguéales, un accompagnement dermo-cosmétique ciblé dès les premiers signes à tout son sens, en complément du suivi médical.

Des données comme celles de SCOP-GLP1 sont précieuses pour continuer à faire évoluer nos solutions au plus près des besoins réels des patients. Notre gamme dont le complément alimentaire Anacaps réactiv chez Ducray a précisément été conçue pour cela : accompagner à la fois les chutes de cheveux réactionnelles et la fragilité des ongles liées à un facteur déclenchant — carence, stress, choc métabolique. Parce qu'il s'agit de dermo-cosmétique, ces soins peuvent être utilisés sur la durée, en accompagnement du traitement, pour préserver la qualité de vie des patients et soutenir la bonne poursuite de leur prise en charge.

Virginie Ribet

Docteur en pharmacie, global medical advisor Ducray.

Au-delà des signes visibles, ces manifestations peuvent peser sur le bien-être et les relations sociales. Dans l’enquête SCOP-GLP1, 26% des utilisateurs de GLP-1 rapportent un impact fort sur leur humeur lié à leur apparence, contre environ 11% dans les autres groupes. Plus d’un quart déclarent également des relations sociales affectées ou un recours au camouflage, par la coiffure, le maquillage ou les vêtements. 

Ce retentissement peut aussi fragiliser la poursuite du traitement : plus de 60% des utilisateurs de GLP-1 déclarent avoir envisagé de le modifier ou de l’arrêter en raison de ces manifestations. Cela souligne l’importance d’aborder ces difficultés lors du suivi médical et de proposer un accompagnement adapté

Ces manifestations doivent être entendues et prises en considération. Pour les personnes vivant avec une obésité, souvent accompagnée d’autres maladies chroniques, elles peuvent peser sur le quotidien, la qualité de vie et menacer directement le succès thérapeutique à long terme. Mieux informer les patients et leur permettre d’en parler avec les professionnels de santé est essentiel pour améliorer leur accompagnement et favoriser la poursuite de leur traitement. Aucun patient ne devrait rester seul face à ces difficultés.

Pr Maria Bianca Piraccini

Pr

Une illustration concrète de la démarche « Supportive Care » des Laboratoires Pierre Fabre

Les résultats de SCOP-GLP1 soulignent l’importance d’accorder une place aux manifestations cutanées, capillaires, unguéales et buccales dans le suivi des patients sous GLP-1. Au-delà des signes visibles, leur retentissement sur l’image de soi et les relations sociales mérite d’être entendu, notamment lorsqu’il conduit les patients à envisager de modifier ou d’arrêter leur traitement. Cette enquête s’inscrit dans une démarche de soins d’accompagnement : mieux comprendre les difficultés rencontrées par les patients pour aider les professionnels de santé à les repérer et à proposer une prise en charge adaptée, en complément du suivi de la maladie métabolique.

L’enjeu est de permettre aux patients de parler de ces manifestations et de bénéficier d’un accompagnement qui prenne en compte leur qualité de vie tout au long du traitement.

À propos de l’étude SCOP-GLP1 :

SCOP-GLP1 — Skin & COllateral adverse events Profile with GLP-1 — est une enquête internationale observationnelle transversale réalisée par questionnaire structuré. Elle réunit 575 patients traités par GLP-1, 1 329 patients témoins non exposés présentant un diabète de type 2 et/ou un excès pondéral selon les critères de l’étude, et 3 900 participants de référence sans diabète, sans obésité et sans traitement par GLP-1. Les résultats concernant les patients sous GLP-1 portent sur l’ensemble du groupe traité, toutes indications confondues ; ils ne sont pas spécifiques aux seuls patients traités pour une obésité. Des études prospectives sont nécessaires pour préciser la chronologie, les mécanismes et l’évolution des manifestations rapportées. Les professionnels de santé peuvent retrouver l'ensemble des résultats de l'étude SCOP-GLP1 sur la plateforme, dédiée aux professionnels de santé : https://fr.pierrefabreformed.com. Sélectionné par le comité scientifique de l'EADV pour figurer dans un communiqué de presse officiel, ce sujet met en lumière un enjeu majeur pour la communauté des dermatologues.

A propos de Ducray :

Depuis 1930, les Laboratoires Dermatologiques Ducray, marque des Laboratoires Pierre Fabre, s'imposent comme les pionniers du soin d'accompagnement. Leur mission : concevoir des solutions thérapeutiques fabriquées en France pour les pathologies de la peau et du cuir chevelu, en maximisant l'observance des traitements. Présente dans 74 pays, la marque Ducray collabore avec des experts mondiaux pour proposer des soins adjuvants ou de relais aux médicaments. Son objectif est de libérer les patients des contraintes du psoriasis, de l’alopécie, de la dermatite séborrhéique ou de l’eczéma. La marque s'engage dans une dermo-cosmétique responsable et prouve son efficacité par les chiffres avec près de 100 études cliniques annuelles. Ducray se distingue par l’utilisation d’actifs de pointe issus de la recherche Pierre Fabre comme la Myrtacine®, le Célastrol® et la Védérine®. Qu’il s’agisse de traiter les états pelliculaires ou les désordres cutanés sévères, Ducray garantit une haute efficacité et une sécurité totale sous contrôle dermatologique. Ducray, une science d’avance. 

Plus d’informations sur  www.ducray.com

À propos des Laboratoires Pierre Fabre

Contact presse:

Caroline Perdrix-Thomas
caroline.perdrix@pierre-fabre.com
06 09 22 29 67

  1. OMS, « Obésité et surpoids », données mondiales 2022. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/obesity-and-overweight
  2. OMS, « Diabète », données mondiales 2022. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/diabetes