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Stratégie

Oncopole de Toulouse : rassembler chercheurs, soignants et patients sur un même campus

23 mai 2016

 

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En 2003, Jacques Chirac, alors Président de la République, fait de la lutte contre le cancer, une priorité nationale. Il lance le Plan Cancer avec la création de 7 Cancéropôles, dont celui du Grand Sud-Ouest. Bien décidée à s’inscrire dans cette dynamique, la Métropole de Toulouse structure alors l’Oncopole, un véritable campus dédié à la lutte contre le cancer. Les Laboratoires Pierre Fabre participent depuis le début à cette aventure exceptionnelle.

Le choix du lieu est, en soi, le symbole d’une renaissance. Sur l’ancien site de l’usine AZF, dévasté par une explosion meurtrière en 2001, la ville Rose, alors dirigée par Philippe Douste-Blazy, décide de développer le plus grand centre européen dédié à la recherche contre le cancer. Pierre Fabre, fondateur des laboratoires éponymes, s’engage personnellement dans la concrétisation du projet de l’Oncopole toulousain, un concept novateur de campus rassemblant sur un même lieu chercheurs – issus de laboratoires publics et privés - cliniciens, personnels soignants et patients. « Cette proximité unique de tous les acteurs engagés dans la lutte contre le cancer va permettre d'accélérer l’arrivée de nouveaux traitements pour les patients » se réjouit Liberto Yubéro, directeur du Centre de Recherche Pierre Fabre installé à l’Oncopole et président du pôle de compétitivité Cancer Bio Santé. L’Oncopole de Toulouse, labellisé en 2012 « Centre National d’Excellence pour la Recherche sur le Cancer » par le ministère de la Santé, accueille notamment l’Institut Universitaire du Cancer de Toulouse-Oncopole (IUCT-O). Composé de l'Institut Claudius Regaud et d’une partie des équipes du CHU de Toulouse, l’IUCT-O réunit l'expertise de 1 400 professionnels spécialisés en cancérologie autour du soin, de la recherche et de l’enseignement. Premier établissement de soins français certifié ISO 9001 pour le management des essais cliniques en cancérologie, il accueille 10 000 patients par an.

Le pari de la médecine translationnelle

L’objet de la médecine translationnelle est de rendre plus rapidement accessible les innovations thérapeutiques aux patients en favorisant le rapprochement de la recherche fondamentale et de la recherche clinique. On comprend dès lors qu’elle soit devenue un enjeu majeur pour l’Oncopole. « Cet aller-retour entre la recherche et la clinique est essentiel pour faire avancer notre bataille commune contre le cancer » affirme ainsi Laurent Audoly, le directeur de la R&D pharmaceutique des Laboratoires Pierre Fabre. L’Oncopole semble bien le lieu idéal pour mettre en place les collaborations nécessaires à la médecine translationnelle puisque seule une rue sépare le Centre de Recherche Pierre Fabre de la clinique de l’IUCT-O. « Nous ne sommes qu’au démarrage de la dynamique que nous voulons impulser » observe cependant Laurent Audoly. « Nous allons prochainement créer, en partenariat avec la Fondation Toulouse Cancer Santé et l’INSERM, une chaire de recherche en médecine translationnelle appliquée à l’immuno-oncologie ». Intégrée au Centre de Recherches en Cancérologie de Toulouse, une structure de l’INSERM, la future chaire sera adossée à l’IUCT-O et dirigée par un médecin-chercheur d’envergure internationale dont le recrutement vient d’être lancé.