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07-11-2017

Une Fondation actionnaire pour préserver notre indépendance

Situation exceptionnelle dans le paysage industriel français, le capital du groupe Pierre Fabre est détenu très majoritairement (86%) par une fondation reconnue d’utilité publique. Les objectifs affi chés sont clairs : pérenniser l’indépendance de l’entreprise et lui permettre ainsi de se réinventer dans la fi délité aux valeurs de son fondateur.


Légende: 
Pierre-Yves Revol

La situation est quasiment unique dans l’Hexagone : l’actionnaire majoritaire de l’entreprise est une fondation reconnue d’utilité publique, la Fondation Pierre Fabre créée en 1999. De son vivant, Pierre Fabre lui fait don de la majorité du capital de l’entreprise et la désigne comme son légataire universel. Aujourd’hui, la Fondation Pierre Fabre détient 86% du capital via la société de contrôle Pierre Fabre Participations à qui elle délègue la supervision opérationnelle du groupe. Les 14% restants sont répartis entre les salariés à hauteur de 8,4% (voir ci-dessous) et l’entreprise elle-même (en autocontrôle).

« La Fondation détient 100% de Pierre Fabre Participations. Celle-ci est chargée de désigner les dirigeants du groupe et de veiller au respect de la mission de continuité édictée par le Fondateur, c’est-à-dire de la pérennité des activités du groupe, de son indépendance, de son ancrage régional et d’une stratégie globale qui privilégie le long-terme. » précise Pierre-Yves Revol qui assure la présidence de la Fondation et de Pierre Fabre Participations. De quoi s’inscrire dans la durée et favoriser une croissance fondée sur l’innovation, les bénéfices réalisés étant depuis toujours réinvestis prioritairement dans l’entreprise pour assurer son développement.

Plus de 8 salariés sur 10 sont actionnaires

Aux côtés de la Fondation Pierre Fabre, les salariés sont les seuls actionnaires des Laboratoires Pierre Fabre. Cette structure actionnariale assure l’indépendance du groupe. Le plan d’actionnariat salarié, baptisé « Ruscus » en hommage à la plante utilisée par Pierre Fabre pour produire le principe actif de son premier médicament, a pour dessein d’associer plus étroitement les collaborateurs à la stratégie, au développement et à la culture de l’entreprise en en faisant ses copropriétaires. Le plan Ruscus permet aussi aux salariés de se constituer un patrimoine. Pour Pierre Fabre, qui a toujours souhaité associer un projet social au projet économique de l’entreprise, un ouvrier souscrivant au plan Ruscus devait pouvoir recevoir l’équivalent d’un an de salaire à l’heure de la retraite. Objectif largement dépassé 12 ans plus tard avec deux ans en moyenne. En pratique, le capital a été ouvert aux salariés en 2005, puis le dispositif a été étendu à 7 filiales européennes - Allemagne, Belgique, Espagne, Grèce, Italie, Portugal, Pologne - et en 2017 au Mexique. De nouveaux pays devraient prochainement intégrer le plan d’actionnariat salarié. 84,2% des salariés actionnaires détiennent 8,4% du capital du groupe. « Aujourd’hui, plus de huit salariés sur dix ayant accès au plan sont actionnaires et le taux de souscription a été supérieur à 75% en 2017 », souligne Thierry Denjean, Directeur des Ressources Humaines pour qui « Ruscus est un catalyseur fondamental de cohésion et de motivation au sein de l’entreprise ». L’entreprise et le Conseil de surveillance du Fond commun d’actionnariatsalarié veillent à ce que les collaborateurs soient informés régulièrement de la marche des affaires, comme tout actionnaire d’une entreprise cotée. « 160 animateurs volontaires se chargent d’animer plus de 200 réunions d’information chaque année ! », précise Thierry Denjean.

La Fondation Pierre Fabre : 18 ans d’engagement en Afrique et en Asie du Sud-Est

Dans un but strictement humanitaire, la Fondation Pierre Fabre, reconnue d’utilité publique, a pour mission d’améliorer l’accès aux médicaments et aux soins de qualité des populations vivant dans les pays les moins avancés. Elle agit principalement en Afrique et en Asie du Sud-Est. Son activité a connu une forte croissance ces dernières années avec 23 programmes actuellement en cours dans 15 pays. La Fondation intervient dans 4 domaines d’action prioritaires. Tout d’abord, la Fondation s’investit dans la formation des professionnels de santé. Elle contribue notamment à la formation des pharmaciens et des spécialistes du médicament en Asie du Sud-Est, à Madagascar ou au Togo. Deuxième axe : améliorer l’accès aux soins primaires de qualité pour les populations les plus vulnérables. La Fondation a par exemple mis en place dans la plaine de la Bekaa au Liban une unité médicale mobile qui dispense des consultations médicales et délivre des médicaments aux réfugiés syriens et aux populations locales.
Troisième domaine d’intervention : la lutte contre la drépanocytose, maladie génétique la plus fréquente dans le monde et à forte prévalence en Afrique subsaharienne. Premier acteur mondial dans la lutte contre cette maladie, la Fondation mène depuis 10 ans des programmes de dépistage, de soin, de formation des personnels de santé et de sensibilisation des populations tout en encourageant la recherche clinique en Afrique. La Fondation développe également des programmes de dermatologie, les maladies de peau étant largement répandues dans les pays du Sud et peu prises en charge. Elle soutient des programmes de prévention et de traitement des cancers de la peau pour les personnes atteintes d’albinisme en Tanzanie et au Mali. La Fondation s’investit également au Mali dans le déploiement de la télédermatologie pour donner accès au diagnostic et aux soins dans l’ensemble d’un pays vaste comme 2 fois la France mais qui compte seulement un dermatologue par million d'habitants.