Communiqué de presse

Journée Mondiale de la Santé Bucco-Dentaire

20 mars 2018

20 mars 2018
La santé bucco-dentaire des Français :

Les Français et la santé de leurs gencives

Enquête UFSBD/Pierre Fabre Oral Care sur la santé bucco-dentaire des Français menée auprès de 32 421 Français du 8 décembre 2017 au 20 janvier 2018 via Facebook – Twitter – Internet

La santé bucco-dentaire des Français est indiscutablement liée à leur santé générale. Pour sensibiliser et accompagner aux bons réflexes d’hygiène bucco-dentaire au quotidien, l’Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire en partenariat avec les laboratoires Pierre Fabre Oral Care, leader en pharmacie sur le segment de l’hygiène bucco-dentaire, ont lancé, pour la deuxième édition de la campagne de sensibilisation et d’éducation « Le printemps du sourire », une grande enquête on-line sur les Français et la santé de leurs gencives.

Cette étude a été construite autour de trois grandes thématiques :

• L’état des connaissances des sondés entre Santé Générale et Santé Bucco-Dentaire
• Leur degré d’identification des signes précurseurs des maladies parodontales
• Leur pratique d’hygiène au quotidien

93% des répondants se considèrent en bonne santé générale et 68% en bonne santé bucco-dentaire

D’une manière générale, les répondants sont très positifs sur leur état de santé globale… plutôt « trop ».
Interrogés sur leur connaissance du lien entre santé générale et santé bucco-dentaire, seulement 59% déclarent le connaître. Cette déclaration de connaissance augmente avec l’âge avec près de 70% des répondants.

Ce défaut de connaissance du lien est accentué parmi les répondants qui se considèrent en mauvaise santé dentaire (32%) et qui sont pourtant 85% à se considérer en bonne santégénérale !

La sphère buccale semble manifestement « détachée » du corps pour de nombreux
répondants, et cette méconnaissance du lien entre santé dentaire et santé générale peut avoir des conséquences importantes, notamment concernant les interactions qui sont scientifiquement prouvées avec les maladies chroniques (diabète, maladies cardio-vasculaire) mais également avec le risque d’accouchement prématuré…

D’une manière générale, les Français n’identifient pas l’impact des maladies parodontales sur leur santé générale et ont une très faible prise de conscience des signaux d’alerte en santé bucco-dentaire.

Certains signaux d’alerte bucco-dentaires ne semblent pas pris en compte dans l’estimation du niveau de santé générale :

• 89% des répondants qui ont les gencives rouges, enflées et/ou douloureuses se
considèrent tout de même en bonne santé générale

• 90% de ceux qui déclarent souffrir d’halitose (mauvaise haleine) se considèrent
également en bonne santé 

Mais plus inquiétant encore, certains signaux d’alerte bucco-dentaires parodontaux ne semblent pas pris en compte dans l’estimation de l’état de santé bucco-dentaire :

• Le saignement des gencives n’est pas perçu comme un signal d’alerte bucco-dentaire puisque 64% des répondants déclarent que leurs gencives sont en bonne santé alors que 76% ont les gencives qui saignent régulièrement au brossage.

• 30% des Français déclarent souffrir de gingivites, prémices de la maladie parodontale 

• 29% déclarent souffrir d’une mauvaise haleine, deuxième signal d’alerte d’une maladie parodontale, pourtant 52% d’entre eux déclarent avoir les gencives en bonne santé,

• En outre, en cas de gencives douloureuses ou qui saignent, 22% déclarent ne rien
faire et seulement 9% se rendent chez leur dentiste.

Quelles pratiques de santé : automédication ou recours aux professionnels de santé ?
La visite chez le dentiste

Seulement 9% des Français pensent à aller consulter en cas de gencives douloureuses ou qui saignent… Même si les recommandations d’hygiène bucco-dentaire quotidienne portées par l’UFSBD sont suivies, (en effet, une majorité déclare se rendre annuellement au cabinet dentaire (66%) et 74% se brosse les dents au moins 2 fois par jour), les Français ne sont que 9% à consulter en cas de gencives douloureuses ou qui saignent. Ils préfèrent d’abord s’automédiquer (64%) : en changeant de dentifrice pour un « spécial Gencives » ou une brosse à dents « à poils souples », ou utiliser un bain de bouche pendant plusieurs jours.

A noter aussi que 22% des personnes interrogées ne font rien, surtout les jeunes de moins de 30 ans.

Une personne sur deux (51%) a eu un détartrage réalisé depuis moins d’un an, les 60 ans et + sont plus nombreux (58%) à avoir eu un détartrage dans l’année. Les personnes ayant eu un détartrage depuis moins d’un an sont plus nombreuses à considérer que leurs gencives sont en bonne santé (54% versus 44%).

Cependant 4 répondants sur 10 n’ont toujours pas intégré la visite annuelle chez le dentiste comme un élément incontournable de leur parcours santé.

Le fil dentaire ou brossettes

Uniquement 10% des répondants suivent la recommandation USFBD concernant le
nettoyage interdentaire via l’utilisation du fil dentaire ou brossettes après le brossage, et 74% des répondants n’utilisent jamais ou très rarement le fil dentaire ou les brossettes.

La brosse à dents

Plus d’un tiers (38%) des répondants utilisent encore un type de brosse à dents à poils
medium ou à poils durs qui va à l’encontre des préconisations de l’UFSBD. Les moins de 30 ans (41%) sont plus nombreux à utiliser une brosse à dents à poils durs ou médium.

Le dentifrice

Pour le choix du dentifrice, bien que 13% des personnes interrogées ne fassent pas
attention au type de dentifrice, un peu plus d’un tiers (38%) choisissent un dentifrice
complet permettant de répondre à l’ensemble des risques et 5% optent pour un dentifrice « naturel ». 

Enfin, une forte proportion (44%) choisit son dentifrice en réponse à un risque particulier : gencives sensibles (19%), dents sensibles (9%), haleine fraîche (8%), et risque carieux (8%).

Les bains de bouche

Près d’un répondant sur 2 (49%) utilise un bain de bouche : 56% d’entre eux utilisent un
bain de bouche à usage quotidien (un bain de bouche non traitant). 44% utilisent un bain de bouche traitant qu’il soit prescrit ou non. Les Français utilisent le bain de bouche quotidien en complément du brossage pour une hygiène plus efficace (54%) mais aussi pour 15% d’entre eux pour apaiser leurs gencives. Concernant le bain de bouche traitant : 13% pour lutter contre une mauvaise haleine et 13% en suite de soins sur une durée courte.

Une méconnaissance des maladies parodontales… mais une assez bonne
connaissance des causes principales des maladies des gencives

50% des répondants n’ont jamais entendu parler de parodontie et ceux qui en ont
connaissance ont reçu l’information pour moitié d’entre eux par leur dentiste, pour près d’un tiers par leur entourage et un quart via la presse ou internet… 67% pensent à juste titre que l’élimination incomplète de la plaque dentaire par un brossage adapté est la cause principale des maladies des gencives. Ils citent également l’absence de
visite (18%), l’hérédité (9%) et le stress (6%) en confondant cause principale et facteurs de risque. 

En fonction de l’âge, l’identification de la cause principale de la perte de dents varie… 

Plus de 33% attribuent la perte de dents aux maladies des gencives et un autre tiers à la maladie carieuse, 17% font référence au vieillissement et une faible proportion cite les traumatismes (6%) et la grossesse (2%).

D’une manière générale, les causes de la perte des dents citées correspondent aux risques dentaires liés à l’âge : les plus jeunes (moins de 30 ans) sont nombreux à citer les caries (40%), de 40 à 60 ans, les répondants mentionnent les maladies de gencives (45%) et les plus de 60 ans évoquent la vieillesse (26%).

Les maladies parodontales, un enjeu de santé publique

L’UFSBD souhaite attirer l’attention du grand public sur les maladies parodontales et ses facteurs de risques. La maladie parodontale se caractérise par une inflammation gingivale évolutive avec une destruction des tissus de soutien de la dent, que sont l’os et les ligaments alvéolaires, entraînant une mobilité dentaire pouvant conduire à la perte des dents qui a des conséquences dramatiques (problèmes d’alimentation, communication, manque de confiance en soi et des coûts importants en restauration de la sphère buccale).

Deux types de maladies parodontales existent, il s’agit de :

• La gingivite : inflammation des gencives qui entraîne des saignements et œdèmes,
première manifestation de la maladie parodontale. Cette inflammation peut être
réversible en reprenant une hygiène bucco-dentaire stricte (2 brossages / 2 fois par
jour) associée à un détartrage prophylactique réalisé en cabinet dentaire.

• La parodontite : inflammation qui s’étend progressivement vers l’os, en formant des
« poches » infectées entre la gencive et la dent. En l’absence de traitement, la
parodontite entraîne une destruction de l’os et un déchaussement, pouvant aboutir à une perte des dents.

Le facteur étiologique déclenchant les parodontopathies est l’accumulation de plaque bactérienne se formant via le biofilm1 qui est le facteur de risque absolu dû à un véritable défaut d’hygiène. La malposition des dents, des restaurations dentaires inadéquates, des traitements orthodontiques inadaptés, le tabac, le stress, l’alcool…sont autant de facteurs iatrogènes, fonctionnels ou comportementaux qui peuvent jouer un rôle d’accélérateur dans la progression des maladies parodontales.

(1) le biofilm est une communauté́ de micro-organismes (bactéries, champignons, autres) fixée à̀ une surface et maintenue par la sécrétion d’une matrice adhésive et protectrice.

Pourtant les deux clefs pour lutter contre les maladies parodontales sont connues et reconnues par de nombreuses études : - une hygiène bucco-dentaire quotidienne (2 brossages matin et soir durant 2 minutes sans oublier les espaces interdentaires (fil et/ou brossettes) - un suivi au cabinet dentaire avec un nettoyage prophylaxique.

Sophie Dartevelle, Présidente de l’UFSBD tient à préciser que « le brossage des dents et l’hygiène interdentaire2 devient aujourd’hui un vrai point de vigilance sur lequel il est important de sensibiliser le grand public. L’UFSBD s’est engagée dans cette sensibilisation sur les espaces interdentaires en introduisant dès 2013 des recommandations sur le rôle du fil dentaire après le brossage et /ou des brossettes en fonction de l’espace interdentaire à nettoyer ».

En France, les données épidémiologiques, montrent que la moitié de la population à partir de 35 ans, présente un problème parodontal (gingivite), avec des formes sévères dans 10% des cas. La dernière enquête menée en 2003 sur l’état de santé parodontale des personnes, âgés de 35 à 65 ans montre qu’une part importante de la population nécessite des soins gingivaux. Ainsi en ce qui concerne l’état de santé gingivale, environ un Français sur deux (51,7%) présente une inflammation modérée, 17,4% de français ont des gencives qui saignent et 5% sont atteints de parodontie sévère. Il est important de souligner que 87,2% des adultes présentent de la plaque dentaire. Dans les pays occidentaux pour lesquels une baisse de l’indice carieux a pu être observée, notamment chez les enfants, une hausse importante de la prévalence des maladies parodontales a été constatée depuis plusieurs années. Aux États-Unis, les dernières études ont démontré que près de 65 millions d’américains présentaient une maladie parodontale3 .

(2) L’hygiène entre les dents est primordiale et se pratique par l’utilisation de fil dentaire, de brossettes, bains de bouche, etc.
(3) Periodontal Disease, Center for Disease Control and Prevention, 2012

 

Maladies parodontales, L’UFSBD lutte contre les idées reçues !

Avoir les gencives qui saignent, ce n’est pas toujours grave !
Faux ! Des gencives rouges, gonflées et qui saignent au brossage sont le premier signal d’alerte de la gingivite (premier stade d’une maladie parodontale). Alors avant que l’os qui soutient les dents ne soit atteint et fragilisé, ce qui conduirait à la perte des dents, il est urgent de prendre rendez-vous chez le dentiste.

Un patient qui a une parodontite traitée ne risque plus rien !
Faux !
Même traité, un patient qui a souffert de parodontite doit faire l’objet d’un suivi strict à vie pour éviter toute récidive : un brossage matin et soir durant 2 minutes, un nettoyage systématique de ses espaces interdentaires et une visite de contrôle tous les 6 mois chez le dentiste pour une maintenance parodontale.

Pour un patient diabétique, surveiller sa vie, son poids, ses reins,
son alimentation, c’est déjà bien assez !
Faux !
Un diabète augmente le risque de parodontites, et à l’inverse l’infection parodontale a une influence sur l’équilibre glycémique. En outre, le contrôle de l’infection parodontale améliore celui du diabète. Alors un patient doit absolument inscrire la visite chez le dentiste comme un rendez-vous santé incontournable.

A chaque grossesse, une femme risque de perdre une dent !
Faux !
Si les changements hormonaux liés à la grossesse peuvent avoir des impacts directs sur la santé gingivale (gingivite gravidique, épulis…), ces désagréments disparaîtront après l’accouchement. Consciente de l’importance de la prise en charge de la santé bucco-dentaire de la femme enceinte, l’Assurance Maladie propose désormais un Examen entièrement pris en charge, dès le 4ème mois de grossesse.

Inscrire le détartrage, acte préventif par excellence dans le
parcours de santé de chacun est indispensable ! 

 

Contacts presse :

UFSBD : Christine LECOINTE Tél : 01 44 90 72 84 
PFOC : Anne KERVEILLANT Tél : 01 49 10 81 60

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